A propos

AP_14052.jpgVive la vie ! Si je devais faire l’analyse de ce qu’a été ma vie jusqu’ici, je dirais “vive la vie”. Peut être parceque je n’en ai pas assez savouré les bienfaits, j’ai envie de dire aujourd’hui exactement comme Edouard Baer : “Je chante la vie, je je je je je danse la vie”

Né avec un micro en main, j’ai eu d’abord beaucoup de mal à faire passer le fil ( les micros sans fil n’éxistaient pas à l’époque, et il a fallu bien choisir au moment où mon père a dù couper le cordon ). Une fois sorti j’ai tout de suite fait ce pour quoi j’étais naturellement doué, c’est à dire ouvrir ma gueule, mes premiers mots se limitant à un vocabulaire des plus rudimentaires, à savoir “Ouiiiin Ouiiiin Ouiiiin” (trois “ouiiiin” successifs signifiant entre autres “ouah elle a un beau derrière l’infirmière, grouillez vous de me rouler dans une couverture, j’me les pèle”.) J’étais déjà très taquin !

La suite ressemble à la vie de tout le monde: j’ai dù renverser des tonnes de substances sur le tapis, brûler quelques pattes de mouches, j’ai aussi tondu mon pékinois ( pour qu’il ressemble à GYSMO dans le film “gremlins” ), j’ai découvert mes premiers émois en mattant la voisine et j’ai fini comme tout le monde : sur les bancs de l’école, qui m’a beaucoup courru après sans toutefois jamais me rattraper, au grand dam de ma mère qui me voyait déjà avocat, médecin ou pire : fonctionnaire . Mais non, que nenni, c’est le monde de l’image qui m’attirera tout d’abord grâce à la photo, avant d’être encore plus attiré par celui beaucoup plus suggestif du son au travers de l’exercice radiophonique, qui hante encore mes jours aujourd’hui : vous voyez que la vie n’est que éternel recommencement puisque je fais aujourd’hui très exactement la même chose que ce que j’ai fait à mon premier jour, c’est à dire ouvrir ma gueule ( vous suivez toujours ? )

C’est naturellement grâce à la radio que les aventures vont se succéder : radio, télévision ( qui ne me laissera qu’un souvenir aussi périssable que l’existence même de la chaîne qui m’employait ), et enfin le web que j’aime trifouiller dans tous les sens à la découverte de nouvelles sensations médiatiques.Nous fûmes avec Marc dès lors à l’origine de la première mouture de CBFPT, site web où nous proposions nos premiers délires audio “en dehors du boulot”, un premier jet de ce qui allait devenir plus tard la “diffusion audio sur le web” ou “webradio” (bien que le terme lui même soit une erreur, car qui dit “radio” dit “ondes radio”, et il n’en est pas trop question ici) . Après avoir connu l’univers grisant des webradios en start-ups et de la nouvelle économie florissante ou l’on a fini par fermer autant d’entreprises qu’on avait pu en créer auparavant, j’ai finalement atterri tout droit dans mon salon, dans le canapé, en me demandant ce que j’allais bien pouvoir y faire de ma vie. Et comme quand je prend une branlée en général je me relève pour en redemander, je décide donc de créer ma propre webradio ( JOKEFM ) que l’on tuera Marc et moi trois ans plus tard, dans son salon ( on ne peut naître ET mourrir dans le même salon, ca ne serait pas convenable ).

Une création de société plus tard, me voilà donc sur cette page, à chercher ce que je pourrais bien vous raconter encore à mon sujet, et là … une terrible et effroyable pensée m’envahit : peut être que finalement vous n’en avez pas grand chose à foutre de qui je peux bien être ! Mais alors … mais alors …Serais je donc dans l’erreur ? Aurais-je fait tout cela pour rien ? …

VIVE LA VIE !

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