
A chaque édition du Paris-Dakar je ne peux m’empêcher de fredonner la chanson de Renaud dont le titre illustre à merveille ce que je pense de cette compétition. Mais comme j’ai l’esprit ouvert et que j’aime le monde, j’aimerais bien que quelqu’un m’explique quel intérêt fondamental il y a à organiser une course polluante, meurtrière et totalement imbécile. Je veux bien essayer de comprendre, il n’empêche que:
-Il faut quand même un fameux culot pour aller dépenser en 15 jours l’équivalent d’une année de budget de la santé au Mali, tout ca pour aller faire vroum vroum dans les dunes au nom d’une soi disant “aventure humaine”,
-Il faut quand même être sadique pour continuer à organiser une course qui depuis sa création à déjà tué 23 personnes ( dont une petite fille, l’année dernière, fauchée par un camion d’assistance ! ) tout cela pour assouvir les fantasmes de quelques crétins à roulettes,
-Il faut quand même être sacrément naïf pour croire que l’argent versé par le Dakar aux pays qu’il traverse sert à la population plutôt qu’aux politiciens véreux locaux qui pourront, grâce à cela, se construire de belles maisons bien loin du désert…
-Il faut quand même être aveugle pour ne pas constater que cette épreuve creuse encore un peu plus l’écart entre les plus riches ( les crétins à roulettes ) qui rendent visite aux plus pauvres ( et qui en plus salopent les villages qu’ils traversent ).
-Il faut quand même être gonflé pour faire voter aux mairies en France un budget pour permettre au Dakar de passer par leur ville au détriment des réels besoins des collectivités locales ( exemple à Millau, 16000 euros de budget votés pour le Dakar, alors que les collectivités locales se voient refuser des subventions par “manque d’argent” )
Plutôt que de continuer à râler, je préfère encore chanter…
Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents guignols dans leurs bagnoles
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d’enfoirés
Au vent du Ténéré
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MISE A JOUR - vendredi 13 janvier
Ce matin à 10 heures à environ 6 kilomètres du village de Kourahoye, 25 kilomètres après le départ de la spéciale. «Un jeune garçon d’une dizaine d’années, Boubacar Diallo, venu avec ses parents assister au passage du rallye, a été heurté par le véhicule N.420 de la catégorie auto alors qu’il traversait la route», a précisé l’organisation. «Immédiatement secouru par les équipes médicales du rallye, le garçonnet devait malheureusement décéder au cours de son transport par hélicoptère vers Labé», a ajouté le communiqué du rallye-raid.
Sans commentaire.
MISE A JOUR - samedi 14 janvier
Au lendemain de la mort d’un petit garcon ( et 20 ans jour pour jour après la mort de Balavoine et Thierry Sabine) , un deuxième enfant de 12 ans a été tué sur le Dakar, percuté lui aussi par un véhicule d’assistance. Il est grand temps d’arrêter le massacre. Définitivement.