Nombreux sont les internautes qui, sans véritablement savoir en quoi elle consiste, sont opposé à ce texte de loi. Par défaut, pour beaucoup de monde, HADOPI c’est mal et liberticide.
Pour d’autres, HADOPI est un mammifère herbivore de la famille des cervidés. C’est leur droit et sans doute y a-t-il des pays dont les gouvernements promulguent des lois Wapiti. Ce n’est pas encore le cas en France.
La loi HADOPI (ou loi Création et Internet) est une loi française visant principalement à lutter contre l’échanges illégale d’œuvres via Internet.
Et pour vieillir moins con, on ajoutera que HADOPI est l’acronyme de » Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet « .
Bref, passons sur les différentes étapes qui a conduit le Sénat à adopter la loi HADOPI 2 et prenons le train en marche (sinon on n’est pas couché).
Si on résume, pour le contrevenant, la loi HADOPI c’est la menace permanente de voir sa connexion internet interrompue (au minimum), d’être mis à l’amende (jusqu’à 300.000 €) voir même de finir en prison (jusqu’à 2 ans).
Qui décide de couper votre connexion Internet ? Le gouvernement confie (finalement) cette responsabilité à la justice. Le texte précédent prévoyait que c’était cette » Haute Autorité (-DOPI) » qui se chargerait de la sanction. C’est la principale modification apportée au texte précédent.
Si vous téléchargez l’intégralité de l’œuvre de Michael Jackson (car maintenant qu’il est mort, vous l’aimez mais pas au point de donner votre argent à ses héritiers) vous risquez une amende de 1500€ (minimum) et la suspension de votre abonnement à Internet (que vous continuer à payer selon les termes de votre contrat) mais vous n’ajouter rien à votre casier judiciaire. Par contre, si vous vous lancez dans le commerce de copies de l’œuvre de Bambi, là, vous serez poursuivi pour contrefaçon… qui rime avec ?… Prison ! (y en a deux qui suivent !)
A ce stade vous ne vous sentez toujours pas concerné par cette loi ? Attendez, ça va changer.
Vous avez (Nous avons) l’obligation de sécuriser votre (notre) connexion Internet. Si vous ne le faite pas, vous risquez d’être accusé de « négligence caractérisée » et là aussi il y a 1500 € d’amende à la clé.
En effet si votre voisin pirate votre liaison WiFi ou usurpe votre adresse IP et télécharge comme un fou le catalogue de Universal… vous serez considérer comme responsable (voir complice).
Voilà, vous en savez maintenant un peu plus, et ça vous fait une belle jambe. On ajoutera simplement que nul n’est supposé ignorer la loi. Il ne tient donc qu’à vous de vous informer sur le sujet. (Exemple ici : dossier loi anti piratage sur lefigaro.fr)
Maintenant vous pouvez continuer à gueuler comme des gorets contre HADOPI… en connaissance de cause.